jeudi 28 juillet 2011

Tu es beau.
Beau à faire rougir mes pupilles.

Juillet passe en silence, en vitesse. Hier encore je disais au revoir à C., sans réaliser. Hier encore j'essayais. Hier encore je n'avais même pas lu la moitié de cette histoire folle. Hier encore je ne pouvais pas entendre parler des filles. Hier, je ne parlais pas à N. Hier encore j'avais mes 65 kilos. Tout est dans le passé. Je pense à demain, à Toulouse. Que le temps passe aussi vite est une folie inaccessible. L'Amour comme folie accessible.

Il y a encore quelques minutes, nous étions toutes trois réveillées, l'oiseau rouge, l'oiselle Pan et moi. Maintenant je ne saurais pas dire.

Mardi je photographie mon identité, et je trouve une faille, dans les yeux, une part manquante. Je suis persuadée que c'est C.

Dans la nuit, les paupières tanguent et tombent, ivres de sommeil.
Je perds l'Amour au téléphone. Je le réveille après son départ. Je lui demande pour la fille, parce-que sinon, même du sommeil ne naitrait pas l'ivresse des paupières. Alors je souris, je lui dis que je l'aime.

Je n'aime pas l'été, c'est toujours trop vide. L'été, c'est l'absence. L'absence de vos rires s'échappant de vos corps fous. L'absence de tes lèvres sur mes cuisses.

Je sais qu'il y a du Bobin et du Bouraoui.

Je vois mes clavicules. Je me demande si comme ça je peux plaire. Puis finalement j'ai peur. Peur de ne pas avoir trouvé le milieu, peur d'être partie trop loin. Et j'ai peur, de ne jamais vivre.

Tout est déjà dans ma tête, pour l'année prochaine. Les heures à la bibliothèque et notre vie amoureuse.
Oublier un peu la solitude (finalement) de notre cocon. Se découvrir.

J'essaye de dessiner un oiseau et rien. Je n'ai jamais su. J'aimerais savoir.

Les marques sur la peau, celles qui me fascinent, que j'aime et désire dans le silence. Je ne pourrais jamais. Et pourtant.

Le vide au ventre. Cette nuit, je ne suis pas enceinte.

La peau à l'odeur de sommeil.
Le silence ,et dors.

Le silence, et je t'aime. Viens contre moi. L'appel des lèvres. Te couvrir de baisers et laisser nos corps se parler. Langage chair, légèrement frais les nuits d'automne.

N. pense que je suis un chrysanthème. Fleur d'or. Je n'ai jamais trouvé quelle fleur se perd sous ma peau. J'ai toujours aimé les iris.

L'autre nuit, le rêve. Cette fille effleurant les mains de l'Amour, juste à côté de moi. Et cet homme, naïf, encore une fois.

« Est-ce qu’il faut cracher après avoir embrassé ? Non. Mais on a le droit de cracher si on n’aime pas l’autre, si rien ne passe et ne se transforme après le baiser, si le visage reste blanc, si le corps reste étranger, si on ne lui a rien pris ni rien donné, alors il faut cracher ce qu’on a dans la bouche. »
J'avale.

Nous boirons toutes les trois. Ce ne sera pas grave, ce ne sera pas fort, ce sera l'illusion.

J'ai été son premier corps de femme.

Il n'y a pas de fil, tout est en désordre, les nœuds dans l'écriture, mais, c'est la nuit.
La nuit c'est la folie, l'incohérence, les morceaux de souvenirs. SE SOUVENIR DES BELLES CHOSES. Ou tordre son corps dans les mauvaises pensées.

Trois heures du matin. Aujourd'hui je suis adulte.