lundi 15 février 2016

23h06.

L'eau brulante sur la peau, brulante comme pour désinfecter. Pour désinfecter quoi? Pour désinfecter qui plutôt. Pour désinfecter le corps, moi. Je voudrais réussir à décoller ce vide qui a pris possession de mon corps depuis aujourd'hui quasiment un an. Ma peau a un an de solitude, un an de dépression, un an de mort. ça se fête? Je veux dire, ça s'offre des gâteaux aux peaux? Une petite bougie et la possibilité de souffler et de se faire applaudir par de vilaines ondes toujours bien trop malicieuses. Ma peau ne vit qu'au contact de la sienne et cette constatation ne fait que blesser un peu plus ce qui ne semblait plus pouvoir être blessé.

jeudi 14 janvier 2016

« J'ai un appétit furieux de ton amour et de ta personne, et je te conseille de te tenir en garde devant mon grand amour, ma grande bouche et mes grandes dents, car ces énormes dimensions ne sont que pour mieux t'aimer, mieux te baiser, et mieux te manger, mon cher petit chaperon noir. »  
Juliette Drouet à Victor Hugo

mardi 5 janvier 2016

 - Se retrouver.

mercredi 14 octobre 2015

mardi 22 septembre 2015


Ce sentiment du rien sans toi m’enivre. 
Cet automne au son de ta jolie respiration sera beau.

mardi 18 août 2015

Il fait un temps à toi.

Je me rappelle encore ce vide douloureux dans le ventre, juste avant que tu n'atteignes la porte. Je me rappelle de ton sourire et puis un peu du mien aussi je crois. Nos gestes étaient un peu rouillés, on avait peur... oui je pense qu'on avait peur d'être nous, on avait peur de ne pas se plaire, on avait peur de s'être emportés, on avait peur. Un chat italien, quelques rires nerveux, ma tête sur ton torse. Aujourd'hui je voudrais même revenir à ce moment là, aujourd'hui il fait un temps à toi.

lundi 17 août 2015

mardi 11 août 2015

Quando a boca não consegue dizer o que o coração sente 
o melhor é deixar a boca sentir o que o coração diz.

Morning

dimanche 9 août 2015



C'est comme si le monde avait laissé tout son sens sur un quai de gare. 

 

lundi 27 juillet 2015

Histoire de manque.

Ce sont tous ces kilomètres qui me font penser à tout ce temps que je pourrais passer à le regarder. Plusieurs fois par jour, plusieurs fois par heure, son visage vient caresser mes pupilles et ce qui se passe en moi est à peine descriptible. Je crois que le souffle se coupe un peu comme pour faire comprendre à mon être à quel point cet homme me fait respirer. Il me semble aussi que mes lèvres s'étirent pour dessiner un sourire jamais assez grand. Mes phalanges le cherchent un peu dans ce vide, je repense à ses grains de beauté, ça picote sur mes lèvres, ça meurt d'envie d'embrasser. C'est une douce histoire, une histoire de manque, une histoire qui manque pour mieux ne plus manquer.

lundi 20 juillet 2015

" Son cou est saupoudré de grains de beauté minuscules, constellation descendant jusqu'à ses seins. Je deviens l'astronome de sa peau, fourre mon nez dans ses étoiles. Sa bouche entrouverte me fait loucher, j'ai des bulles dans le sang et des éclairs entre les cuisses. Je l'effleure de toutes mes forces, elle m'est fleur de toutes les siennes. De ses mains coule une douce électricité. Je m'approche encore." - Mathias Malzieu