dimanche 1 juillet 2012

Dehors il y a la pluie . Je voudrais qu'elle lave cette fatigue folle. J'attends mardi. Mais mardi il n'y aura pas C. Manque de peau.
Lors des douches de l'après-midi, je prépare ma peau comme pour une lune de miel, je me dis que peut-être lors du sommeil, tu viendras.
Les cauchemars sont nombreux. J'ai peur de m'endormir.
Au téléphone, tu tente de me rassurer sur le rien, et moi j'ai envie d'hurler.
Il reste deux mois.


Au corps à corps encore tu viens me prendre où tu veux où tu peux jusqu'au matin sans aucune fin mais avec faim et je ne compte plus les oui échappés des lèvres peu importe puisque tu peux toujours il n'y a pas à attendre je veux tu le sais bien je n'en peux plus du pas-nous et j'ai peur du plus-nous je veux que cesse cette fin certaine je veux que l'on se prenne à ne plus savoir ou aller à perdre la vue des courbes les tiennes les miennes dans le jour où la nuit peu importe putain moi je m'en fiche il n'y a rien de plus certain que le nous qui dure depuis trois ans et plus il n'y a rien de plus sur que mes fleuves dans les tiens et j'ai envie de vulgarité je voudrais dire putain à longueur de nuit pas de sommeil pas de peur rien juste putain parce-que l'été est long putain je veux cet automne qui ne vient pas et je pourrais remettre le manteau rouge terne que tu m'a offert je dirais putain parce-que je veux que les gens me parlent et arrêtent de se planquer putain je ne mords pas je frappe seulement j'ai envie de te frapper au coeur mon coeur un coeur à coeur qui s'étende sur plusieurs heures j'ai envie de te voir ma fée blanche mon orchidée j'ai peur de toi sans moi là j'ai peur et puis toi ma fée violette je voudrais m'excuser pour l'absence je voudrais te serrer contre moi je perds la ponctuation je ne veux pas de ponctuation il n'y a pas de point l'été me tue sur le long terme il n'y a pas un moment ou l'été ne me tue pas parce-que même lorsque je suis avec toi je sais que ça ne va pas durer et c'est toujours cette peur de fin qui vient ponctuer l'été